La Gaule est vaincue par Jules César

En 52 av. J.-C, la bataille d'Alésia oppose les Gaulois de Vercingétorix et les légions romaines de Jules César. Après la victoire romaine, la Gaule se soumet et César est au faîte de sa puissance.

Pourquoi la bataille d'Alésia a-t-elle eu lieu ?

Les légions de César, repoussées à Gergovie, se retirent vers la Province romaine, au sud de la Gaule, pour se réorganiser, quand Vercingétorix succombe à la tentation de leur porter le coup de grâce avec sa cavalerie renforcée. Après avoir livré bataille non loin de Dijon, mis en déroute par les Romains, il est à son tour obligé de battre en retraite et de se réfugier dans la place la plus proche et apparemment la mieux aménagée : Alésia. Le chef gaulois est confiant : cette place a tout pour résister à un assaut, et même à un siège assez long (hauteur, sources, puits, provisions).

Tandis que Jules César poursuit encore et toujours sa conquête d’expansion, les Gaulois continuent de se rebeller. Mais en l’absence de regroupement des “cités”, ils ne parviennent pas à se défendre contre les troupes romaines. C’est alors que la résistance se fédère autour d’un jeune homme de 30 ans : Vercingétorix. Issu d’une des plus nobles familles Arvernes (Auvergne), il connait les techniques militaires romaines pour avoir participé jeune homme aux campagnes de Jules César. Il parvient à influencer le cours de la guerre en employant la tactique de la terre brulée : Pour priver les occupants romains de fourrage et de vivres et les contraindre à évacuer le territoire, il fait incendier les villes et fermes alentour.

Jules César, alors en Italie, regagne la Gaule à marches forcée. Réfugié à Gergovie (près de Clermont-Ferrand), Vercingétorix met en échec les Romains qui tentent de l’assiéger. Grâce à cette victoire, le jeune Averne Vercingétorix est nommé commandant en chef des armées. Les Gaulois sont enfin rassemblés devant le danger, mais il est déjà trop tard… Jules César a enrôlé des renforts de cavaliers germains afin de s’opposer à la puissante cavalerie de Vercingétorix. Celle-ci est mise en difficulté près de Dijon et les Gaulois doivent se réfugier dans l’oppidum d’Alésia.

Malgré leur résistance héroïque, ils ne parviennent pas à briser l’encerclement des Romains : Les légionnaires romains ont construit en 5 semaines un système de fortification inédit jusque-là : Ils ont érigé une ligne de défense de 15 km de circonférence pour se protéger contre les sorties de l’assiégé. Cette ligne comprend 2 fossés profonds, dont le premier est rempli d’eau. Les 2 fossés sont surmontés d’un rempart de 4 mètres, ponctué de tours en bois de 24 mètres. Un réseau de pieux acérés a été disposé de manière à gêner l’avancée éventuelle des ennemis. Contre les agresseurs extérieurs, une autre ligne de défense de 21 km de long a été érigée et orientée en sens inverse. Réduits à la famine, Vercingétorix et ses troupes se livrent à une dernière et terrible bataille avant de déposer les armes.

Vercingétorix se rend à Jules César qui n’a plus aucun mal à détruire les derniers foyers de la rébellion gauloise. La victoire de Jules César est complète : Il apporte un nouveau territoire à Rome ainsi qu’un million d’esclaves gaulois. Vercingétorix est ramené en Italie et fini par mourir dans une prison romaine, après avoir été présenté comme trophée lors du défilé de victoire de Jules César dans Rome. Le bilan est lourd pour les Gaulois qui sont désormais des sujets de Rome.